
Les liens, nos meilleurs ennemis
Les branches des arbres représentent les liens (invisibles) qui nous lient tous.
Ces liens nous lient pour certaines personnes parfois à vie comme nos propres ombres et peuvent aussi bien être les barreaux d’une prison, que les cordes qui nous retiennent du précipice. Les liens sont invisibles mais puissants, ils tapissent dans l’ombre jusqu’à devenir ces ombres elles-mêmes.
Ils interviennent dans toutes les dimensions de l’être, dans ce qu’il a de plus beau et de plus sombre.
Ces liens s’entrelacent (comme les racines et les branches d’un arbre), changent et se complexifient tout au long de la vie. Parfois ils sont présents sans même que nous nous en apercevions et dictent nos vies dans leurs choix les plus profonds, malgré nous.
En effet, les liens façonnent notre vie, car ils façonnent nos expériences qui deviennent ensuite les fondations de nos croyances et donc de nos choix.
Les deux personnes sur cette photo n’y échappent pas, et sont tiraillées de manière inconsciente. On voit que les liens, représentés par les branches de l’arbre, les retiennent et les poussent à la fois. Ils souhaitent se retrouver et se fuir à la fois. Ils tendent les mains tous les deux sans savoir que l’autre la tend en retour et pourtant ils semblent encore si éloignés, comme s’ils n’allaient jamais se retrouver, de par la complexité des liens (symbolisée par les branches de l’arbre qui se dressent entre eux) qui les unissent. Ceci montre les contradictions de la vie, les non-dits, les regrets ou, bien au contraire, ce qui doit être : la perfection de la vie dans son imperfection.
Comme le suggère la photo avec la comparaison à l’arbre, les liens correspondent également à nos racines, nous lient à la terre, et de là d’où l’on vient : la famille, alias les personnes qui nous façonnent en premier et qui correspondent à nos premiers (et derniers) liens.
Léa MINON