
Epistémiques de l’émerveillement


«Encre coulante
Caressant le papier
Du bloc de marbre au maillage d’acier
Elle tisse des liens
Une seule et même composante constitutive de l’émulsion créative. C’est en se basant sur l’encre que se déclinent une multitude d’images organiques, entre abstraction et jeu d’échelle.
Nos blouses blanches se tâchent, s’imprègnent, et nous protègent à la fois.»
Se perdre dans les échelles,
D’une image satellitaire à une image microscopique, le spectateur est invité à voyager. Ce projet basé sur l’imagerie scientifique et la microscopie photonique et électronique s’inspire du travail des scientifiques Claire Pujol et Nicolas Dray (Institut Pasteur). Je me hâte à me concentrer sur la révélation de l’image par la lumière, et la transparence en lien avec le microscope. On peut y voir un parallèle avec le travail de la plasticienne Félicie d’Estienne d’Orves. Des images prises à échelle réelle à partir d’une technique japonaise basée sur l’encre (le suminagashi) seront donc imprimées sur des plaques de verre de 7,6 cm par 2,6 cm à l’aide de colle transfert, (initialement utilisés au sein du processus de laboratoire) pour les photos couleurs. Les photos en noir et blanc elles seront incorporés au sein d’une édition regroupant les expérimentations sur le papier japonais. Le spectateur sera donc amené à se perdre aussi bien dans les échelles plastiques, que les dispositifs mis en place pour mettre les productions en avant.
Marina DAURIAC